"J'ai pas pleuré" d'après le témoignage d'Ida Grinspan et écris par Bertrand Poirot-DelpechIl raconte avec habileté l'histoire d'une petite fille,
Ida Grinspan, déporter dans le camp d'
Auschwitz, alors qu'elle n'avait que 14 ans.
C'est peut-être par instinct de vouloir protéger, les plus jeunes que moi ou alors parce qu'il n'y a pas si longtemps que ça, j'avais moi-même 14 ans, ou alors est-ce parce que je suis trop sentimentale, mais dans tous les cas, ce livre m'a beaucoup touché...
Je l'ai beaucoup apprécié parce que ce témoignage raconte en toute sincérité ce que les nazis ont fait subir aux juifs et aux minorités ethniques, parce qu'ils « étaient nés » sous d'autre croyance ou qu'ils appartenaient à ce qu'ils appelaient « la race inférieur »...
Ce qui m'a le plus marqué c'est que cette jeune fille a subi ça, pour le simple « crime » d'être née (elle n'était même pas pratiquante, on ne lui avait jamais parlé de « son » Dieu !)... Il est vraiment très touchant et je vous le recommande...
Mais des questions subsistes: comment la France, et je parle en particulier, du gouvernement de Vichy, ont-ils pu laisser faire ça ? Donner « leurs » juifs pour qu'ils se fassent entasser "comme des bêtes" dans des wagons ? Je sais très bien qu'à l'époque, l'extermination portait un autre nom et qu'on ne devait pas savoir ce qui se faisait dans ces camps (de peur d'une révolte),
MAIS l'on n'ignorait tout de même pas l'existence des camps de concentration, alors comment ont-ils pu à ce point manquer d'humanité... ? Comment un pays comme la France a pu se laisser aveugler alors que d'autres petits pays, mêmes sous l'influence nazi, ont résisté ?
Je pense aussi à ces gens, qui étaient tellement épris d'un sentiment de vengeance, qu'ils ont donné des noms pour se débarrasser de certaines personnes, qui, dans certain cas, n'étaient pas même pas juives...
J'en veux à ce qui ont donné des noms, à ce gouvernement réactionnaire d'avoir contribuer à la déportation, et bien sûr, à
Hitler et ses collaborateurs d'avoir massacré et amoindri des gens « parce qu'ils étaient nés » ! Mais je ne me laisserais pas aveugler, moi, par ce sentiment de vengeances, je garderais juste dans mes mémoires tous ces gens qui sont morts ou qui ont résisté ! Je transmettrai le courage qu'ils ont eu pour affronter ces années d'oppression à la génération suivante ! Vous ne tomberez pas dans l'oublie ! Je m'en fais une promesse solenelle... Et je le dis de haut et par fierté, je suis fière d'avoir
plus ou moins du sang juif !
"J'ai pas pleuré, ils auront eu mon sac, mes cheveux, mon intimité, ma fierté, mais jamais et au grand jamais, ils n'auront mes larmes"
Pour les générations suivante, de la part d'une petite demoiselle touché par ce récit et fière de ces racines...